Depuis Mercy & Close your eyes, deux albums sur l'espoir et la rédemption acclamés par la critique américaine au milieu des années 90, on avait plus entendu parlé de Lisa Cerbone.
La chanteuse réapparaît après plus de 6 ans avec un album produit par Mark Kozelek avec lequel elle s'est associé pour composer un album de ballades étranges et féeriques. Accompagnée de Tim Mooney d'American Music Club (drums), de Geoff stanfield des Balck Lab(bass) et du Maître Kozelek himself à la guitare et au chant, la voix sucrée de Lisa est la parfaite symbiose entre une Kristin Hersh devenue doucement romantique et
Harriet Wheeler des Sundays.
Avec cet album Mark Kozelek a su parfaitement se mettre en retrait et faire profiter la chanteuse de la justesse et de la subtilité de ses arrangements. Il signe une collaboration toute en demi teinte, provoquant une douce mélancolie, un abyme d'amour.
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"Ordinary Days" est un album semi acoustique d'une rare qualité, baigné d'une aura étrange.
Songwriteuse du quotidien, Lisa écrit sur nos petites joies et nos peines et tente de démontrer que ce que nous appelons " petites choses " ou " choses ordinaires " de tous les jours, sont en réalité totalement extraordinaires pour celui qui sait les regarder. Il suffit de se laisser emporter par les 10 titres qui sont comme 10 perles d'amour dans un océan de simplicité.
Lisa Cerbone possède cette voix si particulière qui transcende ainsi la mélodie pour s'élever au dessus de la mélancolie. Et au travers de ces histoires terriblement introspectives, la chanteuse dévoile des images vibrantes d'un monde que la belle possède au fond d'elle et dont nous venons à peine d'entrouvrir la porte.
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